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Dimanche 26 août 2007

Un "esprit carré dans un corps rond": c'est ainsi que Raymond Barre a toujours aimé à se décrire. Ce grand contempteur du "microcosme", qui a suivi un parcours résolument à part dans le paysage politique français, est décédé samedi à l'hôpital du Val de Grâce à Paris, où il avait été admis en avril après un malaise cardiaque. L'ancien Premier ministre avait 83 ans.

Son souci constant aura été de conserver son indépendance d'esprit au service d'une idée: le "gouvernement au centre". Quitte à ne rien faire comme les autres, ce qui intéressera souvent, agacera parfois.

Né à Saint-Denis de la Réunion le 12 avril 1924, cet agrégé d'économie entame sa carrière politique en 1959, comme directeur de cabinet de Jean-Marcel Jeanneney, ministre de l'Industrie du gouvernement Debré.

Mais c'est surtout sur la scène européenne qu'il fait ses armes, au poste de vice-président de la Commission. Nommé par le général de Gaulle, il y formule, entre 1967 et 1972, les grandes lignes de la future union économique et monétaire.

C'est la démission de Jacques Chirac en 1976, en pleine crise économique et financière, qui le propulse à Matignon après un bref passage au poste de ministre du Commerce extérieur. Il cumule alors les fonctions de Premier ministre et de ministre des Finances. Un choix que le président Valéry Giscard d'Estaing justifie en le qualifiant de "meilleur économiste de France".

Chef du gouvernement, il ne sera jamais vraiment populaire. Il est vrai qu'il doit alors se battre contre la mauvaise conjoncture économique -"c'est le Joffre du redressement économique", dira de lui VGE-, la montée du chômage, un PS grandissant et un RPR menaçant. De cette époque-là, il gardera d'ailleurs une dent contre le mouvement gaulliste, qui ne l'a guère ménagé à l'Assemblée nationale entre 1976 et 1981.

Mais Raymond Barre s'obstine surtout à suivre la voie qu'il s'est fixée, indifférent aux évolutions de sa cote de popularité. Il ne cache d'ailleurs pas détester "l'espionnage médiatique", comme l'affirment tous ses amis.

A l'évidence, le Premier ministre -"un sourd qui a l'oreille fine", disait Edgar Faure- participe de la "métaphysique de la tortue". Il entretient avec le temps, pour l'un de ses proches, "une relation semblable à la manière dont il occupe l'espace avec son corps: posément, rondement, sûrement, agrémenté d'un soupçon d'éternité...".

Une indépendance d'esprit qu'il paiera en 1981. Avec la victoire de François Mitterrand à la présidentielle, Raymond Barre est rejeté dans l'opposition.

Il y fustige pendant deux ans la politique du gouvernement Mauroy, avant de se montrer beaucoup moins critique sitôt lancé le grand plan de rigueur. Au RPR et à l'UDF, on en vient même alors à se demander si Raymond Barre n'est pas en train de changer de camp...

La présidentielle de 1988 est pour lui un échec sévère (16,54%) et il contribue à la défaite de Jacques Chirac face à François Mitterrand en ne le soutenant que du bout des lèvres au second tour.

La législature 1988-93 le voit reprendre sa place d'"électron libre" dans le paysage politique. Posture qu'il ne quittera plus, confortablement installé dans son siège de maire de Lyon, qu'il occupe de 1995 à 2001.

Cultivé, éclectique, il dévore Stendhal, Chateaubriand, l'anthologie poétique de Gide... et les polars. La musique -Mozart- l'enchante. Venise aussi.

En politique, le député du Rhône aime à exaspérer ses "amis" RPR-UDF en ne votant pas systématiquement les motions de censure à l'Assemblée nationale. Quant à l'union de l'opposition, que tentent de construire les états-majors du RPR, de l'UDF et de DL, c'est "un mythe", lâche-t-il. Il adore "débiner ses petits copains", dira de lui Alain Juppé.

Le maire de Lyon fait également partie, en 2000, des députés centristes qui s'opposent ouvertement au président Jacques Chirac en votant l'inversion du calendrier électoral de 2002, quitte à apparaître en allié objectif du Premier ministre socialiste Lionel Jospin.

De même, alors que tout le monde cohabite, il s'érige en témoin privilégié d'un système qu'il réprouve, car conduisant fatalement à ses yeux à l'"immobilisme".

L'ancien Premier ministre, "si visiblement, si abruptement différent des autres hommes politiques", comme l'écrit Henri Amouroux dans "Monsieur Barre" (Robert Laffont), s'était retiré de la vie politique en 2002, année où il avait renoncé à son mandat de député. A l'heure du départ, il se disait fier de n'avoir jamais "intrigué".

Cette retraite passée à voyager et à profiter de sa maison de Saint-Jean-Cap-Ferrat ne l'a pas empêché d'intervenir régulièrement dans le débat politique.

Il y a quelques semaines, il avait été accusé d'antisémitisme par la communauté juive et condamné par la plupart des partis politiques pour avoir dénoncé sur à France-Culture la campagne menée contre lui par le "lobby juif" après l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic en 1980. Il avait alors déploré la mort des "Français innocents" qui traversaient la rue. M. Barre avait aussi pris la défense de Maurice Papon et Bruno Gollnisch.

Inlassable contempteur des déficits et de la dette, et défenseur des réformes de structure indispensables pour maintenir le rang de la France dans la mondialisation, le professeur Barre regrettait que "les grands enjeux du prochain quinquennat ne soient pas suffisamment mis en évidence et expliqués" dans la campagne présidentielle.

Raymond Barre était marié à Eva Hegedüs, avec qui il a eu deux fils, Olivier et Nicolas.

Ses obsèques seront célébrées mercredi à 15h30 dans la petite chapelle du Val de Grâce. Son cercueil sera exposé lundi et mardi à l'hôpital parisien, entre 9h et 18h.

 
AP


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Lundi 18 juin 2007

Résultat définitif  de la 18ème circonscription de Paris :



Christophe Caresche  63,29 %

Jeannette Bougrab 36,71 %

Par Florian - Publié dans : Actualité
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Jeudi 14 juin 2007


Mercredi soir, nous avions le plaisir de recevoir Rachida Dati sur la butte, rue des Abbesses. Rachida est, comme vous le savez tous, notre ministre de la justice et une amie de longue date. Elle a tenu à faire un crochet par Montmartre en rentrant de son premier Conseil des ministres de l'Union européenne. Entre l'aéroport et la place Vendôme, il y a désormais la butte ! Plus sérieusement, j'ai été très touchée de cette visite : Rachida est une très bonne juriste, et c'est une femme remarquable qui a su arriver aux plus hautes responsabilités sans jamais renier ce qu'elle était et d'où elle venait
.

 
 
 

Ajoutons à cette visite prestigieuse celle, plus inattendue, de Basile Boli qui passait dans la rue au moment où Rachida avançait vers la place des Abbesses. Il en a profité pour se joindre à notre joyeux cortège et nous accompagner pendant tout le trajet. Basile est aussi un ami et il est, dans un autre domaine, un bel exemple de réussite sportive. Rappelons qu'il a donné à la France (via l'OM) la coupe d'europe des clubs champions sur un joli "coup de tête" !


Jeannette Bougrab

 
 

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Par Florian - Publié dans : Actualité
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Jeudi 7 juin 2007


Mercredi soir, nous avions le plaisir d'accueillir Alain Juppé au gymnase Ronsard. Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidé à organiser cette rencontre qui a réuni plus de 500 personnes. Un grand merci à tous ceux qui, après la rencontre, sont spontanément venus offrir leurs sympathiques encouragements et leurs sincères témoignages d'affection.

 

Une campagne, c'est aussi et surtout une histoire collective, un sport d'équipe. Vous pouvez voir sur la photo ci-contre une petite partie de "l'équipe" : Claude Lambert, Midani M'Barki, Alain Juppé et Claude Devers, mon suppléant. Mercredi soir, nous étions 500 à poursuivre le même objectif, à pousser dans le même sens. Ce dimanche, puis le dimanche qui suivra, je sais que cette mobilisation de chaque instant pendant la campagne électorale se traduira positivement dans les urnes.

 

Jeannette Bougrab

Par Florian - Publié dans : Actualité
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Lundi 21 mai 2007

Chose promise... Nicolas Sarkozy s'était engagé à recevoir les ONG de l'environnement quelques jours après sa prise de fonctions afin d'organiser un « Grenelle » de l'environnement prévu pour la rentrée. Ce sera chose faite ce matin. Les représentants de neuf associations (dont la fondation Nicolas Hulot, WWF, FNE...) sont attendus à l'Élysée. 


Le président de la République sera accompagné d'Alain Juppé, le nouveau ministre de l'Écologie. Un premier tour de table qui vise à établir un ordre du jour et une méthode. Le chef de l'État devrait notamment rappeler qu'il ne doit y avoir aucun sujet tabou.
 


Alain Juppé poursuivra la discussion avec l'ensemble des participants au cours d'un déjeuner avant de retourner à l'Élysée où Nicolas Sarkozy recevra dans l'après-midi des experts et spécialistes des questions environnementales et du développement durable.
 


Il y aura neuf personnalités autour de la table aussi diverses que Jean Jouzel (climatologue), Jean-Marc Jancovici (expert en énergie), Patrick Viveret (magistrat à la Cour des comptes) ou encore Claude Henry (économiste). Une chose est sûre, précise-t-on dans l'entourage du chef de l'État, il ne s'agit pas d'organiser « un énième colloque mais bien d'engager des négociations débouchant sur des mesures concrètes pour les cinq prochaines années ». Les consultations devraient durer tout l'été y compris avec les ONG absentes ce matin.

Par Florian - Publié dans : Actualité
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