Bonjour à tous,
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Je tiens à vous informer que je ne peux poster de nouveaux articles faute de temps et de lieu.
Je serais de retour dans les jours à venir ...
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Bernard Tapie a estimé que le choix de Ségolène Royal comme candidate socialiste à la présidence de la République était "une énorme connerie", dans une interview au quotidien Aujourd'hui en France/le Parisien paru mardi.
"Le candidat de mon choix était Dominique Strauss-Kahn. C'était le plus expérimenté, le plus compétent, le plus proche de mes idées. Les militants socialistes ont choisi Ségolène Royal", a affirmé l'ancien ministre de François Mitterrand.
"A l'époque, j'ai pensé qu'ils faisaient une connerie. Mais je n'ai rien dit. J'ai attendu de voir comment la campagne allait se dérouler. Eh bien, après trois mois de débats, d'émissions télé, d'échanges d'arguments, je suis encore plus sûr aujourd'hui. Je ne dis plus: c'est une connerie. Je dis: c'est une énorme connerie".
M. Tapie, qui a apporté son soutien au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, souligne qu'il "préfère toujours la gauche à la droite" mais que "l'avenir de la France (l)'intéresse plus que celui du PS". "Or qu'on l'aime ou pas Sarkozy est - de très loin - le plus compétent pour diriger le pays".
"Ségolène Royal n'a pas l'expérience. Tout le monde le sent bien. Et en privé, la plupart des responsables socialistes ou radicaux le reconnaissent".
M. Tapie estime par ailleurs que la candidature de François Bayrou (UDF) "c'est pire". "Officiellement, il nous propose ni droite ni gauche. En réalité, c'est juste faites-moi confiance. Ca ne va pas loin".
A la question "auriez-vous passé un deal avec Nicolas Sarkozy?" Bernard Tapie rétorque: "rien du tout, pour moi la politique c'est fini. Je ne me présenterai plus jamais à une élection. Je n'ai donc rien à espérer, ni à craindre. Je me sens libre".
A propos de la polémique sur les déclarations de Nicolas Sarkozy attribuant aux gènes la responsabilité de la pédophilie, M. Tapie estime que "dire que l'on +naît pédophile+ ou que les suicides sont dus à un facteur génétique, ce n'est pas très adroit."
Questionnaire de Proust à l'initiative des Jeunes RPR en 1998
(paru dans Graph Magazine de janvier 1998)

La qualité que j'apprécie chez un homme : Le courage.
La qualité que je préfère chez une femme : L'intelligence.
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : La disponibilité.
Mon principal défaut : L'impatience.
Mon occupation préférée : Agir.
Mon rêve de bonheur : Ma famille.
Quel serait mon plus grand malheur : La maladie.
Ce que je voudrais être : Patient.
Le pays où je désirerais vivre : La France.
La couleur que je préfère : Le bleu ciel.
La fleur que j'aime : La roseraie de Bagatelle.
L'oiseau que je préfère : Celui qui chante le plus.
Mes auteurs favoris en prose : Céline, Hemingway, Victor Hugo, Camus.
Mes poètes préférés : Baudelaire.
Mes héros dans la fiction : Tintin, Astérix.
Mes héroïnes dans la fiction : Ariane de "Belle du Seigneur".
Mes compositeurs préférés : Mozart.
Mes peintres préférés : Cézanne, Canaletto, Picasso, Chagall, Dufy.
Mes héros dans la vie réelle : Les hommes du Raid.
Mes héroïnes dans la vie réelle : Ma femme.
Ce que je déteste par-dessus tout : L'intolérance.
Caractères historiques que je méprise : La lâcheté.
Le fait militaire que j'admire le plus : Austerlitz.
La réforme que j'admire le plus : L'élection au suffrage universel du président de la République.
Le don de la nature que je voudrais avoir : Celui de l'ubiquité.
Comment j'aimerais mourir : Agé et bien portant.
Etat présent de mon esprit : Déterminé.
Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : Celles qui s'expliquent par l'amour.
Ma devise : "Rien n'est jamais perdu, rien n'est jamais acquis".

Bernadette Chirac voit en Nicolas Sarkozy le meilleur pour relever les défis de la France
Un adoubement que le candidat de l’UMP appréciera à sa juste valeur, celui de l’épouse du chef de l’Etat en personne, et nettement moins sobre que celui que son mari a apporté à l’ex-ministre de l’Intérieur.
Jeudi 5 avril à Lyon, devant plusieurs milliers de personnes, l'épouse du chef de l'Etat qui a affirmé voir en Nicolas Sarkozy le meilleur pour relever les défis et porter les espérances de la France de demain. C’était lors d’un meeting dans la région Rhône-Alpes du candidat de l’UMP. Bernadette Chirac a notamment déclaré qu’elle faisait tout ce qu’elle pouvait pour contribuer à la victoire du candidat UMP.
Bernadette Chirac a aussi fait savoir que sa venu à Lyon était liée à l’accord de son mari.
©Culturefemme.com
Nicolas Sarkozy a tranché en faveur de la « TVA sociale ». Ce système présente de nombreux avantages : en transférant une partie des cotisations sociales sur la TVA, on allège le coût du travail et donc on favorise les créations d’emplois. Dans le même temps, ce mécanisme permet d’exonérer les exportations du financement de la protection sociale et de taxer nos importations.
Autrement dit, l’instauration de la TVA sociale permettra de renverser les logiques actuelles, qui, en taxant le travail, obèrent la compétitivité des exportations, augmentent le prix des produits français par rapport au prix des produits importés, déprécient la rémunération du travail et contribuent à faire de l’emploi une variable d’ajustement de l’économie.
Très concrètement, voici comment pourrait fonctionner ce système révolutionnaire (le taux de TVA social dans l’exemple ci-dessous n’est qu’une hypothèse de travail) :
De plus, en diminuant le coût du travail, la TVA sociale favorise les entreprises qui emploient relativement plus de main-d’œuvre, sans pénaliser la compétitivité des entreprises à forte valeur ajoutée par rapport à leurs concurrents étrangers. L’assiette de la TVA étant plus large que celle des cotisations sociales, environ un tiers de la baisse des cotisations pourrait être réallouée à l’augmentation du pouvoir d’achat, ce qui contribuerait à la revalorisation des salaires.
On perçoit bien le risque de la TVA sociale : une flambée des prix d’une proportion équivalente au taux de la nouvelle TVA sociale. Ce risque est toutefois peu probable. Sur le plan des principes d’abord, l’Etat doit veiller à ce que les économies réalisées par les entreprises sur leur masse salariale se traduisent bien par une baisse des prix avant application de la TVA sociale. Si l’on regarde ensuite ce qui s’est passé dans d’autres pays ayant pris ce virage, comme l’Allemagne par exemple, on constate que l’effet sur les prix a été bien maîtrisé.

Bernard Tapie, ancien ministre de la Ville, juge nécessaire de «dépasser les clivages» pour régler le problème des banlieues.
L’ancien ministre de la Ville de François Mitterrand déplore le manque d’expérience de Ségolène Royal.
«Aujourd'hui, il n'y a pas photo: Sarkozy et Borloo ont mes faveurs», annonce Bernard Tapie, dans un entretien publié jeudi par «Le Point». «Sarkozy était jusque-là dans une logique de gouvernement sur un pied mais, depuis ce partenariat avec Borloo, il avance sur les deux», ajoute l'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, aujourd'hui membre du Parti radical de gauche (PRG). «C'est un bon équilibre et une belle complémentarité entre la répression et la prévention et l'assurance d'un service public. Le premier gère l'ordre, le second s'attaque aux maux.»
«Dépasser les clivages»
«Je n'arrive pas à savoir où veut aller Ségolène Royal. Elle manque d'expérience, et si elle est élue, on ne sait pas avec qui elle sera aux manettes», dit l'ancien homme d'affaires.
Bernard Tapie, qui sillonne les banlieues pour interpeller les candidats sur l'avenir des jeunes des quartiers, estime que le PS «verse encore dans l'excuse». L'ancien ministre de la Ville juge nécessaire de «dépasser les clivages» pour régler le problème des banlieues et assurer l'avenir des jeunes des cités populaires. «Je ne suis pas pessimiste. Le rapport avec le public de banlieue va basculer», ajoute Bernard Tapie.
«Quant à François Bayrou, il aurait dû dire 'je suis de droite, mais contre le projet de l'UMP, donc je réclame une primaire et, si je suis élu, j'ouvrirai mon gouvernement'.»
Article Le Figaro

Je suis heureux de vous accueillir pour cette dernière conférence de presse, après deux ans de travail intense au service de tous les Français.
Je voudrais d’abord remercier tous les ministres et ministres délégués qui ont participé à ce gouvernement de mission. Chacun ici a fait preuve d’engagement, d’énergie et de compétence. Oui, du fond du cœur, merci. Nous aurions tous voulu faire davantage. Nous aurions tous voulu apporter plus de solutions aux difficultés de chacun. Mais nous pouvons être fiers du chemin parcouru.
Alors vous me permettrez de tirer les enseignements de ces deux ans pour mieux préparer l’avenir de notre pays.
Le premier enseignement c’est que la politique peut encore changer les choses. A trois semaines d’une échéance majeure, chacun doit avoir conscience que notre pays ne sera pas le même suivant les choix qui seront faits.
On dit partout aujourd’hui que la politique ne peut plus rien, que la mondialisation a restreint les marges de manœuvre, qu’elle est au mieux condamnée à gérer les affaires courantes. Je crois exactement le contraire : la politique reste le seul outil démocratique pour construire un avenir meilleur pour tous les Français.
Simplement la politique doit changer : elle doit être plus attentive aux attentes des citoyens, elle doit obéir comme n’importe quelle autre activité publique à des principes et à des règles.
D’abord, établir un diagnostic partagé : c’est le point de départ de toute action. Cela exige à la fois beaucoup d’énergie et de lucidité. Les différentes conférences que le gouvernement a organisées, sur le désendettement, sur la croissance, sur l’emploi et les revenus, ont répondu à cet objectif.
S’appuyer sur des principes communs : la laïcité, la diversité, l’égalité des chances, l’unité républicaine, voilà une deuxième exigence. Car une action reconnue et soutenue par une majorité de Français s’appuie toujours sur des principes partagés.
Troisième règle : fixer des objectifs clairs. Les Français doivent savoir où ils vont, ils doivent comprendre et connaître les priorités du gouvernement. Ensemble, avec le président de la République, nous avons fait de l’emploi la priorité absolue de ces deux années. Cet engagement a été compris, et il a été tenu. En 24 mois, plus de 400 000 emplois ont été créés. Nous avons ramené le taux de chômage de 10,1 à 8,4 % de la population active. Ce sont les chiffres de l’Insee, confirmés par l’OCDE. Au lieu de polémiquer sur les chiffres, essayons plutôt de faire baisser davantage le chômage et de créer davantage d’emplois de qualité dans notre pays.
Apporter des résultats : autre exigence. Les Français veulent une politique de l’action et des résultats, ils ont raison. J’ai donc tenu une conférence de presse mensuelle, afin de présenter régulièrement les résultats que nous avions obtenus et les améliorations à apporter. Sur le chômage, sur la croissance, sur le désendettement, sur l’éducation, j’ai à chaque fois voulu rendre compte, évaluer et améliorer : après le CPE par exemple, nous avons lancé un grand débat national sur l’université et l’emploi qui a conduit à la mise en place d’un service public de l’orientation.
Enfin il est impératif de tenir ses engagements. Rien n’est plus dommageable à l’action publique que les changements de cap incessants, les revirements à la moindre difficulté, le renoncement à l’intérêt général au profit des intérêts particuliers. Prenez par exemple le désendettement : pour faire progresser les choses, il faut de la détermination et de la constance. Fixer des normes de dépenses, réduire les emplois publics intelligemment et au bon endroit, limiter le train de vie de l’Etat : c’est comme cela que nous sommes parvenus à passer sous la barre des 3 % de déficit public. Aujourd’hui, nous visons pour 2007 un chiffre de 2,3 % qui nous rapprochera des pays les plus vertueux en Europe. Notre endettement public a lui aussi reculé rapidement. Il pourra passer cette année sous les 63% du PIB.
De l’action et des résultats, voilà ce que le gouvernement a voulu apporter chaque mois aux Français : voilà également la ligne de conduite que doit se fixer le prochain Gouvernement.
Le rythme de l’action publique a changé. Nous sommes en quinquennat : les résultats doivent venir vite, les changements doivent être perceptibles rapidement. Mais ils doivent être décidés dans la concertation et le dialogue, conformément aux principes de la loi sur le dialogue social que nous avons fait adopter. Pour répondre à l’exigence de rapidité, j’ai demandé à chacun des ministres de remettre un état des lieux des grands dossiers en cours et des priorités à traiter. Le changement de Gouvernement ne doit pas se traduire par une perte de temps pour les Français. Tous les éléments nécessaires à une prise de décision efficace et juste seront transmis à nos successeurs par les ministres eux-mêmes : je sais que je peux compter sur leur engagement personnel pour favoriser une passation de pouvoir républicaine préparée et organisée.
Parmi ces décisions, tout ce qui concerne l’emploi, la compétitivité de nos entreprises, le pouvoir d’achat des Français me paraît prioritaire. Ce qui a été entrepris doit être poursuivi. Ne perdons pas de temps à détruire ce qui marche, par idéologie ou par volonté de faire autrement. Soyons capables de garder les outils et les réformes qui ont apporté leurs preuves, preuves de leur efficacité pour nous consacrer à de nouveaux chantiers. Ne perdons pas de temps non plus dans des débats théoriques qui n’apporteront aucune réponse aux difficultés de nos compatriotes. De ce point de vue, les institutions de la Vème République me paraissent répondre parfaitement aux impératifs de la décision publique. Ce n’est pas la République qu’il faut transformer : ce sont les blocages de la société française qu’il faut lever. Ne nous plaignons pas des institutions, c’est en général la volonté qui fait défaut beaucoup plus que les instruments.
Pour que la politique puisse vraiment changer les choses, pour que ses résultats puissent s’inscrire dans la durée, il y a une condition sur laquelle je voudrais insister avec beaucoup de force : c’est la nécessité du rassemblement des Français. La France aujourd’hui doit avant tout garantir sa cohésion. C’est le rôle de la politique. C’est aussi son honneur.
Notre vie en commun souffre encore de trop de discriminations. Tout le monde n’a pas les mêmes chances sur notre territoire et dans notre société.
Avec tout le Gouvernement, nous nous sommes battus pour faire évoluer les mentalités et faire une place à chacun. Nous avons pris des décisions très concrètes : la mise en place de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, la réforme des Zep, le renforcement de l’accompagnement scolaire, la rédaction d’une charte de la diversité.
Ce combat doit être poursuivi : c’est un impératif moral, c’est une condition de l’unité de notre pays. Si nous ne levons pas les difficultés que rencontrent les jeunes les moins qualifiés à l’embauche, si nous n’allons pas plus loin dans la reconnaissance de la diversité française, si nous ne valorisons pas le dynamisme des quartiers difficiles comme celui de toutes les parties de notre territoire, nous allons alors vers une société divisée. Cette société, nous n’en voulons pas, cette société, elle fera perdre la France.
Pas besoin de grandes réformes pour changer la donne dans ce domaine : il faut de la constance, de la détermination, une attention de tous les instants, une conviction partagée par tous. De l’imagination aussi, pour surmonter les blocages : regardez le succès de la classe préparatoire du lycée Henri IV pour les élèves issus des Zep, regardez le succès des projets lancés par l’Essec ou l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Ce sont autant de portes qui s’ouvrent, ce sont autant de préjugés qui tombent.
La cohésion de notre pays, elle dépend aussi du respect de la règle de droit et de l’autorité de l’Etat.
L’exigence de sécurité n’est pas une exigence parmi d’autres : c’est le premier droit de tous les Français. Lorsque les règles ne sont pas respectées, lorsque la sécurité n’est pas garantie, lorsque le sentiment d’impunité se développe dans certains quartiers, c’est l’ensemble du pacte social qui est fragilisé. La lutte contre l’insécurité et contre les violences est un combat de tous les instants : elle n’autorise aucune pause, aucun relâchement. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons fait avancer les choses : la loi sur la prévention de la délinquance en est le meilleur exemple.
Au-delà de la sécurité, défendons sans relâche un comportement civique : la France a tout à gagner à rester un exemple en matière de défense des valeurs républicaines. Vivre ensemble, c’est respecter les mêmes règles, c’est accepter les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Le deuxième enseignement que je tire de ces deux années à Matignon, c’est que les Français demandent des choix courageux et modernes. Ils veulent renouer avec l’esprit pionnier de la France. Il est temps que notre pays retrouve cette audace qui a impressionné les autres peuples du monde et qui a toujours fait notre force.
Nous sommes face à des choix qui doivent nous permettre de refonder le pacte entre le pouvoir et la société française pour les prochaines décennies, comme le pacte fondateur de 1945 avait permis d’ouvrir 30 années de prospérité pour les Français.
En 1945 nous étions les premiers à ouvrir la voie de la reconstruction, de la solidarité et de la croissance. Nous étions à la pointe du combat pour l’Europe. Aujourd’hui nous devons regarder les choses en face : l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne se sont engagées dans la voie de réformes courageuses qui leur ont permis de tirer le meilleur parti de la mondialisation et d’améliorer la vie quotidienne de leurs citoyens. Aussi, nous devons franchir ce pas, en restant nous-mêmes et en confirmant les choix courageux que nous avons faits. Nous sommes au milieu du gué. Rien ne serait pire que de revenir en arrière, comme le propose aujourd’hui le parti socialiste.
Sachons regarder la réalité avec lucidité : il ne sert à rien de refuser de voir la mondialisation. Nous ne dresserons pas des barrières entre le monde et nous : ce n’est pas possible, et ce n’est l’intérêt de personne. Notre intérêt, c’est de nous préparer à ce monde, c’est de nous donner les moyens de nous battre à armes égales avec les autres puissances de la planète. Ne faisons pas croire aux Français qu’ils peuvent s’inventer un monde à part : donnons plutôt à chacun les moyens de conquérir sa place, de réussir et de profiter des opportunités nouvelles.
Car oui, nous sommes bien à la veille de choix majeurs pour la nation : des choix qui engagent l’avenir et qui définiront la place de la France dans le monde. Je suis convaincu que le candidat de notre famille politique est aujourd’hui le mieux à même de porter ces choix. Nous voulons tous ensemble défendre la vision d’un pays qui poursuit, rassemblé dans la voie du changement.
Ce changement, avec le Gouvernement de J.-P. Raffarin, avec mon gouvernement, avec les Français, nous l’avons d’ores et déjà engagé :
Je pense par exemple au développement durable : nous avons pris de l’avance en lançant un programme ambitieux de développement des biocarburants et des énergies propres. Nous avons trouvé des sources de financement originales, comme le Livret vert. Il est essentiel pour la survie de notre planète que nous poursuivions dans cette voie : la mise en place de la charte du développement durable voulue par le président de la République sera un pas important dans cette direction.
Je pense aussi à la santé publique : l’interdiction de fumer dans les lieux publics, qui était attendue par une très large majorité de Français, montre que notre pays est prêt à changer ses comportements pour le bien de tous. Avançons encore dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, soyons des modèles dans la lutte contre le cancer ou les maladies orphelines : ce sera un atout pour tous nos compatriotes, ce sera un geste de solidarité pour les plus vulnérables, ce sera aussi un exemple pour les autres pays développés.
Je pense enfin au développement des territoires partout en France : avec les pôles de compétitivité, avec le soutien sans réserve au dynamisme des PME, avec les pôles de recherche, nous avons été fidèles à un certain esprit français : celui qui garantit l’équilibre entre les territoires, celui qui sait reconnaître et valoriser les entrepreneurs, celui qui sait installer dans les régions mêmes les plus reculées des entreprises et des laboratoires performants pour ouvrir des perspectives et créer de l’emploi.
Car je crois à l’esprit d’innovation et de mouvement de la France : je crois à l’originalité française, pourvu qu’on lui donne des raisons et des endroits où s’investir. Et c’est bien le rôle des responsables politiques de les définir et de les éclairer. Nous ne rassemblerons pas les Français par la peur de l’avenir ou par la suspicion à l’égard des autres : nous les rassemblerons autour d’idées ambitieuses, nous les rassemblerons autour de projets qui leur permettront d’exprimer leur générosité et leur talent.
Pour relever ce défi, il est temps de définir ensemble un nouveau partage. Partage entre le rôle de l’Etat et le rôle des collectivités locales, partage entre les revenus de l’assistance et les revenus du travail, partage entre la protection sociale de l’Etat et la responsabilité des individus, partage entre le salaire et les profits. Sur toutes ces grandes questions, nous devons redéfinir ensemble nos choix collectifs. Nous ne pouvons plus nous contenter des recettes anciennes. Nous ne pouvons plus adapter, il nous faut refonder.
Prenez l’exemple des salaires : qui peut contester que leur évolution n’a pas été défavorable aux salariés les plus modestes ? Qui peut contester que cette réalité alimente l’individualisme, le doute sur l’efficacité de notre modèle social et la méfiance à l’égard du travail ? Comment peut-on revaloriser le travail si le travail ne paie pas suffisamment, ou moins que les revenus d’assistance ? Il est très généreux d’assurer la gratuité des transports publics à tous les bénéficiaires du RMI : mais est-ce responsable de ne demander aucune contrepartie concrète et vérifiée en matière de recherche d’emploi ? Et que répond-on à tous les salariés qui doivent assumer eux-mêmes leurs frais de transport ?
A force de procéder au coup par coup, au lieu d’avancer au nom d’une politique, on risque d’alimenter le chacun pour soi et d’épuiser les réserves d’enthousiasme, d’innovation, de créativité dans notre pays. Posons les problèmes avec lucidité. Ayons le courage d’assumer qu’un travail intéressant et sûr est la meilleure garantie d’épanouissement de notre société : et nous retrouverons cet équilibre dont dépend notre avenir commun.
Parmi les grands choix qui permettront à la France de retrouver son esprit pionnier, il y en a deux qui sont essentiels : l’éducation d’abord. Nous avons un système d’enseignement qui a toujours été parmi les plus performants en Europe. Il est aujourd’hui à un tournant.
Soit il prend le virage de l’accompagnement personnalisé, de la formation continue, de l’alternance, de l’orientation, du regroupement des forces et de l’attractivité : alors il retrouvera sa vocation première, qui est de permettre à chacun de s’élever dans la société, il retrouvera son mérite et sa grandeur aux yeux de tous les étudiants.
Soit il refuse les adaptations nécessaires, et il fera chaque jour davantage le jeu de ceux qui savent, de ceux qui connaissent les bonnes filières, les bons circuits, les bonnes formations, et il laissera de côté une partie importante des jeunes du pays pour laisser place à une simple cooptation.
Le deuxième choix c’est celui de l’indépendance. Une indépendance qui ne veut pas dire fermeture ou aveuglement devant les réalités du monde : mais une indépendance conquise sur la résignation ou l’alignement, une indépendance qui nous permet de défendre l’Europe politique, de participer au développement des pays les plus fragiles, une indépendance qui refuse la violence et l’intolérance au profit de la paix et du dialogue des cultures.
Chers amis, cela a été un immense honneur pour moi de conduire le gouvernement de notre pays. A travers vous, je voudrais remercier le président de la République Jacques Chirac, qui m’a accordé sa confiance. Je voudrais remercier chaque Français et leur dire que je serai toujours soucieux de les servir, que je serai toujours à leur service où que mes choix me conduisent.
La France ne sera jamais un pays comme les autres. Son originalité fait sa force. Son rassemblement fait sa force. Ne nous divisons pas. Restons nous-mêmes, avec nos singularités, avec nos différences, mais toujours soucieux d’avancer unis, sans jamais laisser personne au bord du chemin.
Dominique de Villepin, Premier ministre
Emmenés par le député Laurent Wauquiez, douze jeunes sarkozystes, élus ou non, ont annoncé hier la création du club « Nouvelle Vague », qui se veut le gardien de la « rupture et du renouvellement » auprès du candidat UMP à la présidentielle. Dénonçant des « tabous » qui empêchent, selon eux, d'évoquer les corporatismes, le « massacre » d'étudiants par l'université ou « le danger de la radicalisation de l'islam dans certains quartiers », ils estiment que la force de Nicolas Sarkozy est de « ne pas se laisser arrêter par ce politiquement correct ». « Ils sont nombreux ceux qui, frileusement, lui conseillent à chaque fois d'être moins audacieux. Pas nous », précise-t-ils, promettant d'être « des vigies exigeantes » car « ce souffle nouveau est indispensable ». Parmi les membres de ce club figurent notamment Vincent Roger, proche de François Fillon et porte-parole de Françoise de Panafieu pour les municipales à Paris, Jeannette Bougrab, candidate aux législatives à Montmartre, Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l'Essonne, et le député Laurent Hénart, proche de Jean-Louis Borloo.


Dominique de Villepin souhaite bonne chance à Nicolas Sarkozy, qui quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à la campagne présidentielle.
Le candidat de l'UMP est remplacé place Beauvau par l'ex-ministre de l'Outre-Mer François Baroin, auquel succède le député UMP de la Drôme Hervé Mariton, un "villepiniste". Le député UMP de la Drôme s'est signalé depuis 2002 par son travail acharné et son soutien indéfectible aux gouvernements de Jean-Pierre Raffarin puis de Dominique de Villepin.Depuis 2005, Hervé Mariton faisait partie de la poignée de députés villepinistes qui défendait le Premier ministre contre vents et marées dans un groupe de plus en plus sarkozyste. Fondateur du club Réforme et modernité, ce partisan d'une "droite libérale, pragmatique" a attendu le 12 mars pour apporter son soutien à Nicolas Sarkozy, soit le même jour que Dominique de Villepin. Il est aujourd'hui récompensé par une entrée au gouvernement, où il doit assurer l'intérim de François Baroin, promu ministre de l'Intérieur.
"Nicolas Sarkozy a souhaité quitter le gouvernement pour se consacrer entièrement à la campagne présidentielle", a déclaré Dominique de Villepin dans la cour de Matignon après avoir reçu l'ex-ministre de l'Intérieur et son successeur, qui l'entouraient.
"Je l'ai remercié pour l'action qu'il a conduite au service de la sécurité de l'ensemble des Françaises et des Français avec les résultats que nous connaissons : baisse très forte de l'insécurité dans notre pays au cours des dernières années", a-t-il poursuivi.
"Je veux lui souhaiter bonne chance pour la campagne", a souligné le Premier ministre, soutien récent de la candidature de Nicolas Sarkozy.
"Je tiens également à saluer l'entrée dans notre équipe de François Baroin, à l'assurer de toute ma confiance dans une période où la lutte contre les violences reste bien sûr parmi les priorités de l'action gouvernementale - et la vigilance face à toute menace terroriste", a conclu le chef du gouvernement. Jacques Chirac et Dominique de Villepin étaient tombés d’accord sur le nom de ce chiraquien fidèle qui se décrit également comme « sarko-compatible ». François Baroin n’héritera en revanche pas du titre de « ministre d’Etat » de Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy avait auparavant passé une demi-heure à l'Elysée avec Jacques Chirac. La cérémonie de passation de pouvoir était en cours au ministère de l'Intérieur.
Ce mini-remaniement gouvernemental voit également le départ du ministre de la Santé Xavier Bertrand, désormais porte-parole à temps plein du candidat de l'UMP.
Philippe Bas est nommé à sa place. Ex-ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille, il conserve l'ensemble de ses attributions.
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