Sarkozy quitte la présidence de l'UMP, début de la campagne législative

Publié le par Florian

 

Nicolas Sarkozy démissionne lundi de la présidence de l'UMP, avant de prendre mercredi ses fonctions de chef de l'Etat, tandis que s'ouvre la période de dépôt des candidatures aux élections législatives.

 

Lors d'un conseil national de son parti, en début d'après-midi dans un grand hôtel parisien, le président élu, qui continue de préparer son futur gouvernement, quittera la tête de sa formation.

 

De ce parti conçu par Jacques Chirac comme une "machine à gagner les élections" et créé entre les deux tours de la présidentielle de 2002, Nicolas Sarkozy a fait un mouvement acquis à sa cause.

 

Il a triplé le nombre des adhérents (environ 300.000 revendiqués), et organisé de multiples conventions qui ont nourri ses projets législatif et présidentiel.

 

Le plus vraisemblable est que la présidence soit remplacée par un secrétariat général, comme cela avait le cas au RPR après l'élection de son président Jacques Chirac à l'Elysée en 1995.

 

Selon plusieurs sources UMP, M. Sarkozy songerait à Brice Hortefeux, l'un de ses proches, pour le poste de secrétaire général, ce qui lui permettrait de continuer à "tenir" son ancien parti.

 

En attendant le prochain congrès, à l'automne, Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP, assurera l'intérim de la présidence. Le sénateur-maire de Marseille avait déjà exercé cette fonction entre la démission de M. Juppé (juillet 2004) et l'élection de M. Sarkozy.

 

M. Sarkozy, qui a promis quatre grandes "conférences" avec les partenaires sociaux, recevra par ailleurs les dirigeants de la CGT et de la CFDT, dans ses bureaux provisoires du 35, rue Saint-Dominique, à Paris (VIIe).

 

Lundi verra aussi le véritable démarrage de la campagne pour les législatives des 10 et 17 juin, avec le début du dépôt des candidatures.

 

Les candidats auront jusqu'au vendredi 18 mai à 18H00 dernier délai, pour se rendre eux-mêmes dans les préfectures, y signer (comme leur suppléant) le formulaire de candidature en apportant les preuves qu'ils remplissent toutes les conditions pour briguer les suffrages.

 

A 11H00, au siège du FN à Saint-Cloud, Bruno Gollnisch, directeur de la campagne législative de son parti, présentera la liste des candidats frontistes, qui tenteront de faire oublier l'échec de leur leader Jean-Marie Le Pen à la présidentielle (10,44%).

 

Pour former son gouvernement, Nicolas Sarkozy bute sur "la difficile" tâche de la parité qu'il a promis de réaliser.

 

"Nicolas Sarkozy a quelques problèmes pour former son gouvernement", "il veut faire la parité absolue, comme il l'a promis, et ce n'est pas facile", ont expliqué dimanche à l'AFP des sources proches de l'UMP et du gouvernement.

 

Outre son Premier ministre - selon toute vraisemblance François Fillon, son conseiller politique à l'UMP - le président élu doit sélectionner huit hommes et sept femmes, ou l'inverse, pour son "quinze de France".

 

Côté hommes, les ambitions ne font pas défaut: Alain Juppé, Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand, Patrick Devedjian, Brice Hortefeux, Philippe Douste-Blazy, Michel Barnier, Jean-François Copé, Renaud Donnedieu de Vabres...

 

Sans compter les UDF, voire les personnalités classées à gauche puisque le président veut combiner parité et "ouverture".

 

M. Sarkozy a d'ailleurs réitéré dimanche soir, lors d'une réunion avec les principaux ténors UMP, sa "volonté d'ouverture" vers le centre et la gauche, "indispensable", dit-il, quand on se veut "le garant du rassemblement de la Nation", selon plusieurs participants.

 

Il y a beaucoup d'appelés, il y aura peu d'élus. M. Sarkozy a été clair: "la fidélité, c'est pour les sentiments, l'efficacité, pour le gouvernement".

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