Nicolas Sarkozy désormais "libre d'aller vers les Français

Publié le par Florian


Nicolas Sarkozy a quitté lundi le ministère de l'Intérieur sur une "déclaration d'amour" aux policiers, avant de repartir rapidement en campagne présidentielle, désormais "libre d'aller vers les Français".

Dans un dernier discours au personnel du ministère, le candidat de l'UMP a dressé un bilan satisfait de ses quatre ans au ministère et salué le courage et l'abnégation des policiers et des gendarmes. "Je quitterai cette maison avec le sentiment d'avoir été fidèle à mon devoir (...) et au contrat qui me liait avec les Français", a-t-il affirmé.

"Bien sûr, tout n'a pas été résolu", a toutefois reconnu le ministre sortant. "La culture de la violence s'est enracinée dans notre société", a-t-il regretté, avant d'estimer que "la sécurité de tous exige un sursaut collectif". Nicolas Sarkozy a notamment répété son souhait de voir un durcissement des sanctions contre les multirécidivistes et les mineurs délinquants.

"Agir fut ma devise", a-t-il dit pour résumer son action. Soulignant que "la délinquance avait explosé" à son arrivée place Beauvau en 2002, il a salué l'action des forces de l'ordre dans la lutte contre l'insécurité et contre l'immigration clandestine. "Nous avons tout reconstruit", a-t-il affirmé.

Selon les chiffres du ministère, le nombre des crimes et délits constatés a baissé de 9,44% depuis 2002, même si les violences contre les personnes ont augmenté de 13,9% dans le même temps.

Le ministre a réservé un mot au drapeau tricolore, que sa rivale socialiste Ségolène Royal souhaiterait voir présent dans chaque foyer. Pour Nicolas Sarkozy, ce drapeau, "est le symbole de notre unité dont ce ministère est le garant".

Un peu plus tôt, il avait déposé des gerbes à la mémoire des policiers, gendarmes et pompiers disparus en service devant le monument dressé dans la cour du ministère.

"Je ne vous abandonnerai pas", a lancé Nicolas Sarkozy aux forces de l'ordre qu'il a affirmé quitter "avec beaucoup de nostalgie et un peu de tristesse". "C'est curieux d'attendre le dernier jour pour leur faire une déclaration d'amour", a-t-il dit, avant de demander aux employés de son ministère et aux représentants des forces de l'ordre présents de "penser à (lui)" et de lui "envoyer des ondes positives" pendant le reste de la campagne électorale.

"Me voilà libre d'aller vers les Français", a-t-il déclaré. Après une brève passation de pouvoir avec son successeur François Baroin, Nicolas Sarkozy devait partir immédiatement pour un déplacement de campagne de deux jours dans le sud-est de la France.

"Je ne sais pas ce que le destin me réserve", mais "ces quatre semaines vont être passionnantes, et les deux suivantes le seront en davantage", a prédit le candidat. "Pour moi, de quoi s'agit-il?", a-t-il demandé dans un sourire, "essayer seulement de changer de trottoir" et de traverser la place séparant le ministère de l'Intérieur du palais de l'Elysée. AP

 

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