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Débat

Vendredi 5 janvier 2007



Chers internautes, il y a quelques mois déjà, l’émission Chez F.O.G de France5 présentée par Franz-Olivier Giesberg a reçu Jeannette Bougrab, Tariq Ramadan, Jean-Paul Brighelli ainsi que Raymond Barre. L’émission avait pour débat « L’islam dans la République », je vous invite à la visionner.


 


 


Présentation des autres invités :


 Tariq Ramadan

Né à Genève en 1962, docteur de lettres, Tariq Ramadan est professeur d’islamologie et Senior Research Fellow à l’université d’Oxford et à la Lokahi Foundation de Londres.

Il mène une réflexion globale sur l’islam depuis une vingtaine d’année. C’est un penseur modéré et artisan du renouveau musulman pour les uns, et un extrémiste et dangereux prédicateur populaire pour les autres.




 Jean-Paul Brighelli

Professeur agrégé de lettres et normalien, Jean-Paul Brighelli n’a de cesse de dénoncer la situation actuelle dans l’Education nationale.


Par Florian
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Dimanche 7 janvier 2007


Sachant qu’un encart de 4 mètre sur 3 dans le métro coûte 500 € par semaine, 2000 € par mois, Quechua, la marque outdoor de Décathlon a choisi la bonne stratégie. Les premières tentes ont été vendu à plein tarif mais lorsque la marque a vu l’importance pour les associations de sans abris, du temps d’antenne dans les espaces médiatiques et d’emplacement dans les journaux, elle a décidé d’accorder dans tout ses magasins une ristourne si l’on vient de la part des EDQ. Des gens dénoncent la campagne de publicité déguisée au profit des enfants de Don Quichotte qui se sont installés Quai de la Jemmape depuis début décembre. Cette explosion publicitaire remet en cause la publicité dissimulée.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Par Florian
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Lundi 8 janvier 2007


Je vous invite à visionner cette vidéo et d'en débattre par la suite


Par Florian
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Mardi 6 février 2007

Propos de Cyrille Frank (rédaction AOL)

Impressionnant. Voilà, à première vue, le sentiment que laisse le leader de l’UMP à l’issue du débat de TF1 d’hier soir.

Nicolas Sarkozy connaît bien ses dossiers, y compris sur des points très techniques. Il est capable de citer le nombre de mosquées en France (1290), le taux de scolarisation des handicapés scandinaves (90%), le pourcentage de troubles psychiatriques dans les prisons (15 à 20%), la proportion de gaz à effet de serre en moins émise par la France par rapport aux autres pays d’Europe (21%)…

Il peut évoquer aussi bien la continuité territoriale pour les Dom-Tom, la motivation du classement sans suite par le procureur aux affaires familiales, les droits de mutation des petits commerces…

En somme, Sarkozy confirme son image de bosseur, de besogneux qui explique en partie sa popularité. « Il n’hésite pas à mouiller la chemise, lui ».

Mais, ce n’est pas sa seule victoire hier soir. Il a remarquablement réussi à retourner ses adversaires, notamment grâce à un procédé rhétorique redoutable, connu depuis l’Antiquité et que maîtrise très bien cet ancien avocat : l’inversion de la charge de la preuve. En Droit, cela consiste à passer du statut d’accusé à celui d’accusateur. Ce n’est pas à moi de prouver mon innocence, c’est à vous de prouver ma culpabilité.

Il a particulièrement bien usé de cette technique à propos du cumul de son statut de ministre et de candidat. Il a d’abord rappelé qu’à aucun moment dans l’histoire de la Ve République on n’a demandé leur démission aux autres ministres, Jospin compris. Mais surtout, il a présenté le fait de rester à son poste comme un acte de courage et de fidélité au peuple. « Je ne veux pas laisser tomber les Français, comment, je privilégierais mes ambitions plutôt que mon boulot ? Je veux faire mon travail le plus longtemps possible ». Et de revendiquer une baisse de 0,16% de la délinquance pour le mois dernier. (sous-entendu : il faut vraiment que je reste, dans votre intérêt).

Plus habile encore, il parvient à faire passer cette décision pour un acte exemplaire et unique : « je serai le premier à m’imposer cette règle ». Si Jospin est resté Premier ministre jusqu’après l’élection, c’était pour occuper le temps ?

Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a très bien su répondre aux questions concrètes du public. Il a su se montrer pédagogue et utiliser des mots simples, de tout le monde : «boulot, toubib, gosses »…

Il s’est évertué à fournir une réponse didactique à chacune des questions.
- Problème de pouvoir d’achat ? Libérons le travail, les heures supplémentaires exonérées de charges sociales, le droit de travailler pour les retraités… cela créera de la valeur, de la consommation et des recettes fiscales via la TVA.

- La précarité ? Il veut "une France de propriétaires", via la déduction fiscale des intérêts d’emprunt, via la caution d'emprunt garantie par l’Etat pour les titulaires de CDD et autres intérimaires, par le recours au crédit hypothécaire pour pouvoir emprunter à nouveau pour acheter plus grand, en s’appuyant sur la garantie du capital en voie d’acquisition. Quelques bonnes idées innovantes.

- Sarkozy s’est montré très bon également dans la symbolique du rassemblement : il veut être le président de tous les Français. « Je veux défendre les minorités » mais « je ne veux pas que la majorité se défende d’être la majorité ». Il a aussi ouvert ses bras aux électeurs lepénistes : « ça ne sert à rien de les culpabiliser » , à tous les Français républicains… 


 Enfin, il a très bien mis l’accent sur la responsabilisation des individus, voulant combattre les abus, les fraudes et voulant inciter au travail (une activité obligatoire pour les titulaires de minima sociaux, l’obligation de ne pas pouvoir refuser une troisième offre d’emploi proposée par l’ANPE)… Et récupérant à son compte l’exaspération de nombreux Français qui ont le sentiment de travailler pour des « profiteurs ».

Cependant, Nicolas Sarkozy n’a pas vraiment été inquiété sinon par quelques « anti-sarkozystes » qui se sont disqualifiés par leur radicalisme et leur faible argumentation.

- Aucune question par exemple sur la « discrimination positive » défendue par Sarkozy et néanmoins génératrice de tous les racismes dans son application : « tu vois le Black là-bas ? Encore un pistonné… »

- Pas de question gênante sur le « bouclier fiscal », le blocage de l’imposition à 50% maximum des revenus. « Et qui profitera à 90% des Français » précise-t-il habilement. Oui, mais une exonération qui, en proportion, profitera surtout aux plus riches et leur permettra d’économiser des milliards d’impôt. Autant de recettes fiscales en moins pour l’Etat, autant de moyens en moins pour financer la recherche, les infrastructures, les crèches… Mais sans doute Nicolas Sarkozy pense-t-il aux évasions fiscales pour cause de impôts excessifs, et qui donnent lieu à des chiffrages très polémiques.

- Pas de précision demandée non plus sur l’obligation d’accepter une troisième offre d’emploi de l’ANPE, « dans la même catégorie ». Tout dépend de l’extension que l’on donne à cette notion… métallurgiste = O.S. sur une chaîne de montage ?

- Rien sur l’origine du financement de toutes ces mesures sociales, d’inspiration finalement très « chiraquienne » (le prêt garanti par l’Etat, les exonérations de charge sociales, l’aide familiale dès le premier enfant, les incitations fiscales aux médecins pour s’installer dans les campagnes etc.)

Pour financer toutes ces mesures, Nicolas Sarkozy parie sur le travail, créateur de pouvoir d’achat, de consommation et donc de recettes fiscales via la TVA. C'est du moins le seul mode de financement qu'il a évoqué hier soir. Une vision très « socialiste » finalement, qui reste centrée sur le marché intérieur.

Rappelons que cette relance par la consommation était l'un des axes forts de la politique économique menée en 1981 par Mitterrand lui-même. Laquelle avait abouti au creusement du déficit non seulement budgétaire, mais aussi commercial français. Et oui, car si les Français consommèrent plus, il consommèrent beaucoup de produits étrangers. Aujourd'hui une relance par la consommation pourrait très bien dynamiser l'économie des entreprises chinoises, sans pour autant relancer notre économie. Et la TVA prélévée ne pas compenser nécessairement la moindre activité... Sauf, si nous gagnons en productivité (via l'abaissement du coût du travail) pour gagner en compétitivité et conquérir des marchés étrangers. Mais cet argument sonne déjà moins bien à l'oreille des travailleurs.

Durant cette émission de trois heures, Nicolas Sarkozy a été un brillant orateur, proche des gens, concret, convaincant, énergique... Mais sur le fond, il laisse de grosses interrogations qui n’ont, pour le moment, pas été levées. Elles le seront peut-être plus tard, lors de l’affrontement des deux candidats. Attendons donc de voir la suite…



Par Florian
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Mercredi 7 février 2007


Charlie Hebdo, le journal, dirigé par Philippe Val, est poursuivi aujourd'hui et demain devant le tribunal correctionnel de Paris par l'Union des Organisations Islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris pour avoir publié des caricatures controversées de Mahomet en février 2006.

Trois caricatures sont visées. La première, de Cabu, représente le prophète déclarant: "c'est dur d'être aimé par des cons" (ci-dessus). Les deux autres dessins, déjà publiés dans le journal danois Jyllands-Posten, représentent Mahomet portant un turban en forme de bombe et le prophète refoulant des kamikazes au paradis avec la légende : "Arrêtez, arrêtez, nous n'avons plus de vierges". Je ne vous publie pas ces derniers puisque d'un point de vue personnel, j'estime qu'il y aurait pu avoir confusion entre les islamistes et les intégristes, contrairement à Charlie-Hebdo qui fait la nuance.

Pour la GMP et l'UOIF, ces deux caricatures font une assimilation répréhensible entre islam et terrorisme. Les avocats de l'hebdomadaire entendent plaider la liberté d'expression et le droit à la satire.


 

Par Florian
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Dimanche 25 février 2007

La gauche s’étrangle quand Nicolas Sarkozy cite Jaurès et accuse le parti socialiste d’avoir trahi ses grands anciens. Ce texte de Jaurès sur le patronat montre à quel point il a raison !

 

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant sur soi les dangers.

Le courage, pour l’entrepreneur, c’est l’esprit de l’entreprise et le refus de recourir à l’Etat ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison, c’est dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre.

Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont à eux mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître ; et ils ont avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.

Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de vente des marchandises, ils descendent même au dessous des prix de revient. Ils sont obligés d’accepter des délais de paiement qui sont pour leurs acheteurs une marge ouverte à la faillite et, s’il survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures.

Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donnent pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action est accrue.

Non, en vérité, le patronat, tel que la société actuelle le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère et de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut être le prélude de la justice ! »

 


Jean JAURÈS - 28 mai 1890 - La Dépêche de Toulouse

François Fillon

Par Florian
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Mardi 27 février 2007


La précarité des jeunes est devenu un problème majeur dans notre pays. Quelle est sa réalité ? La difficulté de financer ses études, difficulté de trouver un logement décent, de se déplacer…

Les candidats à l’élection présidentielle se sont exprimés pour apporter des réponses :

Pour Nicolas Sarkozy, la vie étudiante sera transformée grâce à un effort sur le logement, la création de campus universitaires dignes de ce nom, l’ouverture des bibliothèques sept jours sur sept, et l’expérimentation de l’implication des régions. Les bourses doivent devenir un soutien significatif pour les familles qui ont du mal à financer les études de leurs enfants et pour les élèves méritants. Cela passe par quatre engagements :

- Une simplification déterminée des procédures d’attribution avec un seul dossier pour tout le parcours de l’étudiant dans le supérieur ;
- Des bourses versées dès septembre au moment de la rentrée ;
- Une vraie compensation pour les étudiants qui vont étudier loin de leur famille ;
- L’attribution de bourses aux enfants des classes moyennes. Et les étudiants qui ont de bons résultats verront le montant de leur bourse augmenter. Cela s’appelle récompenser le mérite !

 

Ségolène Royal, si elle est élue, s’engage à mettre en place une allocation autonomie sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active. Cette allocation serait estimée à 300€ par mois.

Quant à François Bayrou, il se montre favorable à une augmentation des bourses en volume et en niveau (afin que les classes moyennes en profitent), à un accès facilité au logement et au transport et à une ouverture continue des bibliothèques.


Par Florian
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Dimanche 4 mars 2007

La question revient avant chaque échéance présidentielle : faut-il modifier le système des 500 parrainages requis pour être candidat à l’élection ? Le Conseil constitutionnel lui-même a interpellé sur ce sujet le législateur dans ses « Observations sur les échéances électorales de 2007 », relevant que la législation en vigueur n’a « pas empêché en 2002 un nombre sans précédent de candidats » : seize contre neuf en 1995 ou en 1988. Or, selon le Conseil constitutionnel, « une telle situation comporte des inconvénients tant pour la clarté et la sincérité des opérations électorales que pour l’organisation matérielle et le contrôle de ces opérations ». Ce qui l’a conduit à s’interroger « de nouveau sur le bien-fondé de règles de présentation » qui ne suffisent « plus à éviter la multiplication des candidatures ».

À la suite d’observations du Conseil constitutionnel, le législateur avait déjà porté, en 1976, de 100 à 500 le nombre des parrainages requis. Conséquence immédiate : le nombre de postulants est passé de douze en 1974 à dix en 1981. Candidat en 1974, Jean-Marie Le Pen, par exemple, n’était pas parvenu, sept ans plus tard, à obtenir suffisamment de signatures. L’idée d’augmenter encore le nombre de parrainages fait notamment l’objet de la proposition de loi organique déposée l’année dernière par Robert del Picchia, sénateur UMP des Français établis hors de France. Constatant qu’il y a cinq ans, « neuf des seize candidats n’ont pas atteint 5 % » des suffrages exprimés, le parlementaire estime que « le filtre ne semble plus opérant » et que « cette offre politique est trop large et inutile ». Il conseille donc de relever à 1 000 le seuil de parrainages afin d’aboutir à « une sélection efficace des candidats incarnant un courant politique national avec une véritable assise dans l’électorat ». En contrepartie, il prévoit toutefois de rendre obligatoire le parrainage par les élus.

Sans remettre en cause le système des signatures d’élus, des idées plus originales ont émergé afin de le compléter. Auteur de deux propositions de loi organique sur le sujet, en 2002 et en 2005, le sénateur UMP de la Moselle Jean-Louis Masson estime que « le système actuel des parrainages n’empêche pas les candidatures fantaisistes ou marginales tout en pouvant exclure des courants de pensée figurant parmi les plus importants ». C’est pourquoi il propose de faire « passer de 500 à 1 000 le nombre des parrainages requis en prévoyant que, parmi ceux-ci, il y en ait au moins 5 % qui émanent de parlementaires, de conseillers généraux ou de conseillers régionaux ». Tout en dispensant de parrainages les candidats présentés par un parti politique ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés lors des précédentes législatives.

Cette idée avait également été avancée en 2002 par Lionel Jospin, qui s’était alors engagé à modifier le système des parrainages si des candidats représentant « un courant politique réel » ne pouvaient pas obtenir les 500 signatures : « On pourrait considérer que, quand des formations ont eu un nombre de voix significatif à l’échelle nationale, elles puissent présenter leur candidat », avait-il expliqué. Enfin, dans sa première proposition de loi, Jean-Louis Masson entendait également dispenser de signature les candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés lors de la précédente élection présidentielle. Un critère qu’il a ensuite abandonné.

Deux solutions alternatives ont été mises en avant en 2002 par Antoine Waechter, qui n’est plus parvenu à réunir 500 signatures depuis qu’il a quitté les Verts, en 1994. Le président du Mouvement écologiste indépendant avait ainsi suggéré deux réformes. Soit un « système mixte » où le parrainage de 20 à 30 citoyens équivaudrait à celui d’un maire. Soit la possibilité d’être candidat en obtenant le parrainage de « 10 000 ou 20 000 électeurs ». Cette idée a été reprise par la constitutionnaliste Jeannette Bougrab, également membre du secrétariat national de l’UMP. Le 5 janvier, dans Valeurs actuelles, elle proposait une « voie d’appel » sous la forme d’une « pétition citoyenne » : « Si un million de Français soutient une candidature, le parrainage de 500 “grands électeurs” serait alors inutile. »

De façon plus radicale, l’idée d’un parrainage citoyen a également été défendue en remplacement de la présentation par des élus. La LCR, dont le candidat, Olivier Besancenot, a du mal à obtenir les 500 signatures, avance ainsi « un seuil minimal de 50 000 électrices et électeurs ». De son côté, Brice Hortefeux, secrétaire général délégué de l’UMP, suggère, à titre personnel, le parrainage de « 200 000 personnes ».

Un autre constitutionnaliste, Guy Carcassonne, veut, lui, carrément en finir avec le système des parrainages, qu’il qualifie de « mauvais » : « À chaque échéance, sont présents des candidats qui n’atteignent pas 0,5 % des suffrages exprimés tandis que, à l’opposé, des familles politiques significatives risquent de se trouver exclues », écrivait-il dans Le Figaro Magazine du 13 janvier. Sa proposition : « Ouvrir large l’accès à la candidature, en contrepartie de quoi serait prévu, si nécessaire, un troisième tour. Dans ce schéma, si deux candidats au moins réunissent chacun plus de 20 ou 25 % au premier tour, le second les oppose sans changement. Si, au contraire, ce seuil n’est atteint que par un seul, voire par aucun, alors un tour intermédiaire est organisé, auquel participent les quatre candidats arrivés en tête, dont les deux premiers s’affrontent au troisième tour, décisif. » Une solution complexe qui nécessiterait une révision de la Constitution.

 

 Laurent de Boissieu

© La Croix, 06/02/2007

Par Florian
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Mercredi 21 mars 2007


L’institut d’analyse économique Rexecode vient de publier une étude comparative sur les programmes économiques des trois principaux candidats à l’élection présidentielle. Après une évaluation de l’impact des propositions de Nicolas Sarkozy , de Ségolène Royal et de François Bayrou, le premier centre français d’analyse et de prévision macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics en conclut que les propositions du candidat de l’UMP sont les seules à créer de l’emploi et de la croissance.

Cette analyse a été rendue publique quelques jours après le soutien officiel d’Olivier Blanchard, qui compte parmi nos économistes les plus réputés. Celui qui est considéré comme nobélisable affirmait le 13 mars dernier, qu’après avoir voté socialiste pendant des années, il voterait personnellement pour Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal détruit des emplois et de la croissance


1. Le programme économique de S. Royal aboutit à des destructions d’emplois, 230 000 au total, essentiellement dans les petites et moyenne entreprises et parmi les travailleurs peu qualifiés. La hausse du SMIC à 1 500 euros fera perdre 50 000 emplois et la suppression du contrat nouvelles embauches (CNE) 30 000 emplois. En outre, la généralisation des 35 heures à l’ensemble des PME, inscrite dans le projet du parti socialiste, jamais explicitement reniée par S. Royal, entraînera la disparition de 150 000 emplois supplémentaires.

2. Ces mesures réduiront très nettement notre taux de croissance, de 1,4 point.

3. A plus long terme, les mesures de S. Royal affaibliront considérablement la compétitivité des entreprises françaises et auront donc des effets encore plus néfastes sur l’emploi et la croissance.

 


Le programme de F. Bayrou détruit également des emplois dans les PME et entrave leur croissance


1. Deux des mesures du programme de F. Bayrou auront des effets positifs, mais limités. Le droit de créer deux nouveaux emplois sans charges pendant cinq ans créera 90 000 nouveaux emplois, soit un total très inférieur à celui qu’annonce F. Bayrou (« plusieurs centaines de milliers d’emplois ») et très faible par rapport au coût de la mesure (7,4 Mds d’euros). La rémunération des heures supplémentaires 35% de plus que les heures normales et la réduction de leur taux de cotisations patronales (pour que les entreprises ne supportent aucun coût supplémentaire) créeront 80 000 emplois, soit beaucoup moins que pour la mesure du même type proposée par N. Sarkozy (160 à 200 000), principalement parce qu’il manque la forte incitation pour les employeurs.

2. Surtout, la concentration des exonérations de charges sur les PME et sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC (fin des allègements pour les grandes entreprises et pour les salariés rémunérés entre 1,3 SMIC et 1,6 SMIC dans les PME) conduira à une forte augmentation du coût du travail et à la disparition de 230 000 emplois.

Au total, le programme de F. Bayrou détruira 60 000 emplois, avec comme principales victimes les petites et moyennes entreprises (ce sont elles qui ont le plus de salariés concernés par les allègements de charges pour les personnes rémunérées entre 1,3 et 1,6 SMIC). En outre, un nouveau « effet de seuil » sera créé : en provoquant une hausse brutale du coût du travail au moment où une entreprise passe du statut de PME à celui de « grande entreprise » (perte des allègements de charges), le programme Bayrou crée un obstacle supplémentaire au développement de nos PME en champions nationaux.

3. Les effets de ses mesures freineront sensiblement la croissance, avec une baisse de 0,2 à 0,5 point.


 

Le programme de N. Sarkozy créera 200 000 emplois et augmentera de plus d’un point la croissance

1. La mesure de N. Sarkozy rémunérant les heures supplémentaires 25% de plus que les heures normales et les exonérant de charges fiscales et sociales conduira les entreprises à augmenter la durée du travail et à embaucher sur de nouveaux postes du fait de la réduction du coût global du travail induite. Elle créera de 160 000 à 200 000 emplois (soit au moins le double des créations d’emplois de la mesure de F. Bayrou).

2. Elle entraînera une forte hausse de la croissance, entre 1 et 1,3 point de PIB, soit le point qui nous manque depuis tant d’années.


Il est à noter que cet examen des programmes des candidats s’en est tenu à une analyse de court terme et n’a pas pris en compte les autres mesures structurelles de notre programme (enseignement supérieur, recherche, innovation, développement des PME, baisse de la fiscalité, maîtrise des finances publiques, réforme du marché du travail…) dont les effets sur la croissance et l’emploi seront évidemment massifs.

Par Florian
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Jeudi 22 mars 2007

Jean-Claude Barreau et Jeannette Bougrab étaient les invités d'Olivier Mazerolle mercredi de 11h à 12h sur BFM.



- Jean-Claude Barreau, Professeur, Directeur du département de culture générale au pôle universitaire Léonard de Vinci, Auteur de « Toute la géographie du monde » aux éditions Fayard, ancien conseiller de Charles Pasqua pour les questions d’immigration (1993-1995).

- Jeannette Bougrab, Professeur à l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne, Candidate UMP aux législatives à Paris (18è arrondissement), membre du Haut conseil à l’intégration.


 

Par Florian
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